La collection s’exporte dans les locaux de Natixis Wealth Management

Les œuvres de la collection sont régulièrement présentées en France et à l’international.
Au sein des locaux de Natixis, Gervanne et Matthias Leridon ont décidé d’exposer quelques œuvres symboliques de toute la puissance de deux pays qui leur sont très chers : la République Démocratique du Congo et l’Afrique du Sud.

Au premier plan: Rigobert Nimi, Prédator, 2014
Au second plan de gauche à droite: Kudzanai Chiurai, Revelations V, 2011 et Shula, Course médiatisée, 2013

« Collection bicéphale aux multiples coups de cœur, la RDC avec Kinshasa et l’Afrique du Sud sont sans aucun doute nos deux pays d’adoption en Afrique.

‘‘ Vivre à Kin ‘‘ c’est plonger dans une Afrique qui vit à la vitesse de la lumière pour l’art et la création. Ici les artistes inventent le monde du XXIème siècle, ils construisent les villes du futur en empilant des tubes de dentifrice et des débris urbains. Kinshasa est la capitale artistique de l’Afrique centrale qui rayonne sur le reste du continent. Depuis les peintres d’enseignes de rue, cette capitale ne cesse de provoquer et reste un tremplin incomparable encore aujourd’hui. La RDC, c’est l’art qui donne la vie. »

« Nous avons eu la chance de rencontrer et de développer une relation personnelle profonde avec Nelson Mandela et F. W. de Klerk, c’est pourquoi l’Afrique du Sud est notre deuxième patrie. Dans ce grand, cet immense pays, le pouvoir de la création artistique dessine les contours d’une nouvelle démocratie. L’Afrique du Sud a montré, montre et montrera des chemins d’humanité et de modernité qui permettent de transcender les blessures d’un passé ou d’un présent. Et, nous avons fait le choix de présenter ce soir des artistes sud-africains qui, par leur diversité, illustrent la pluralité de cette nouvelle démocratie. »

De gauche à droite: Chéri Samba, L’espoir fait vivre, 1989
Cameron Platter, Unity in Diversity, 2013
Athi-Patra Ruga, Azania in waiting CIRCA 2008 – 2009 (NIHIL REICH), 2015
Gervanne et Matthias Leridon devant Jesus H. Christ de Kendel Geers, 2006

Ont été exposés:

  • Athi-Patra Ruga, Azania in waiting CIRCA 2008 – 2009 (NIHIL REICH), 2015
  • Bodys Isek Kingelez, Kin Star, 2010
  • Cameron Platter, Unity in Diversity, 2013
  • Camille-Piere BODO Pambu dit Bodo, Avec l’argent on peut toucher le monde, 2007
  • Chéri Samba, Barack Obama, 2010
  • Chéri Samba, L’espoir fait vivre, 1989
  • David Goldblatt, Schoolboy, Hillbrow, 1972
  • David Goldblatt, Shop Assistant, Orlando West, 1972
  • Eddy Kamuanga Ilunga, Sans titre, 2018
  • Freddy Tsimba, Silhouette effacée 490, 2014
  • Jean-Bosco Mosengo dit Shula, Course médiatisée, 2013
  • Kendell Geers, Jesus H. Christ, 2006
  • Kudzanai Chiurai, Revelations V, 2011
  • Mega Mingiedi Tunga, Ne pas regarder et regarder, 2016
  • Nicholas Hlobo, Nalo ikhwezi alinyulu, 2015
  • Rigobert Nimi, Prédator, 2014
  • Willie Bester, Water Pump, 2006

Richard Mudariki au Zeitz MOCAA de Cape Town

Le Zeitz MOCAA, (Museum of Contemporary Art Africa) de Cape Town accueille du 12 septembre 2018 au 31 mai 2019 l’exposition « Five Bhobh– Painting At the End of an Era » L’exposition réunit 30 artistes du Zimbabwe.

A l’occasion de cette exposition, la Collection Leridon prête l’oeuvre « Patriotic Stereo Tape » de Richard Mudariki.

Première de couverture du catalogue
« Five Bhobh– Painting At the End of an Era » 

Comme l’explique la commissaire de l’exposition Tandazani Dhlakama, Five Bhobh (cinq dollars du Zimbabwe) est le tarif moyen pour voyager localement en kombi, une sorte de minibus. Dans cette exposition les artistes sont vus comme les passagers d’un kombi représentant la nation du Zimbabwe.

Les vingt-neuf artistes exposés sont en route vers une nouvelle époque et contemplent par leur fenêtre le passé qu’ils abandonnent, celui dans lequel le président Mugabe était encore présent.

« L’exposition montre comment les artistes ont capturé ce moment historique, leur anticipation, leur angoisse et leur espoir, peu importe qui vous êtes ou quel parti vous supportez. »

Parmi ces « voyageurs », on retrouve l’artiste Richard Mudariki dont les dernières œuvres présentées tournent toutes autour d’un même sujet: celui de la possible réforme politique dans son pays.

Vue de l’exposition – « Five Bhobh: Painting at the end of an era », 12 septembre 2018 au 31 mai 2019, ©Zeitz MOOCA

« J’ai grandi dans les années 90 avec des cassettes de Tupac et un Walkman.»  
Ce souvenir d’enfance mêlé et ses préoccupations présentes ont inspiré à Richard Mudariki l’œuvre Patriotic Stereo Tape.
Lorsque le visiteur s’approche de cette œuvre, l’hymne national zimbabwéen commence à retentir et une vieille cassette s’enroule demandant : est-ce que les dirigeants vont aller de l’avant rapidement ou revenir en arrière et rejouer ce qui s’est passé auparavant ?

Patriotic Stereo Tape, 2018, Acrylic on canvas. ©Richard Mudariki, Courtesy Collection Gervanne & Matthias Leridon. Credit Photo: Zeitz MOCAA

Artistes présentés :

Admire Kamudzengerere (Zimbabwe) Anthony Bumhira (Zimbabwe) Berry Bickle (Zimbabwe) Charles Bhebe (Zimbabwe) Cosmos Shiridzinomwa (Zimbabwe) Duncan Wylie (Zimbabwe) Gareth Nyandoro (Zimbabwe) Gillian Rosselli (Zimbabwe) Greg Shaw (Zimbabwe) Helen Teede (Zimbabwe) Isheanesu Dondo (Zimbabwe) Janet Siringwani-Nyabeze (Zimbabwe) John Kotzé (Malawi) Kresiah Mukwazhi (Zimbabwe) Kudzanai-Violet Hwami (Zimbabwe) Kufa Makwavarara (Zimbabwe) Mostaff Muchawaya (Zimbabwe) Misheck Masamvu (Zimbabwe)
Percy Manyonga (Zimbabwe) Portia Zvavahera (Zimbabwe) Rashid Jogee (Zimbabwe) Richard Mudariki (Zimbabwe) Shalom Kufakwatenzi (Zimbabwe) Simon Back (Zimbabwe) Tatenda Magaisa (Zimbabwe) Tawanda Reza (Zimbabwe) Thakor Patel (India) Troy Makaza (Zimbabwe) Wallen Mapondera (Zimbabwe)

Mega Mingiedi exposé au Museum Joanneum de Graz et à la Kunsthalle de Tubingen, Allemagne.

Du 22 septembre 2018 au 27 janvier 2019, Le Museum Joanneum de Graz en Autriche a présenté son exposition « Congo Stars ». Du 9 Mars 2019 au 30 Juin 2019, l’exposition est reçue à la KUNSTHALLE TÜBINGEN.

Pour l’occasion, un diptyque de l’artiste Mega Mingiedi est prêté par la collection Gervanne et Matthias Leridon.

Affiche de l’exposition « Congo Stars »

L’exposition « Congo Stars » met à l’honneur les artistes contemporains congolais les plus représentatifs du paysage national à partir des années soixante. Scindée en six thèmes (exploitation, mythologie / spiritualité, bar, stars / héros publics, marché / rues / espace urbain), l’exposition prend comme fil conducteur la chronologie des évènements importants de l’histoire de la RDC (République Démocratique du Congo).  

Mega Mingiedi est un artiste très engagé dans sa société. Il est membre du collectif Eza-POSSIBLES de Kinshasa, un regroupement d’artistes dont l’objectif est de rendre l’art contemporain plus proche de la réalité et du quotidien des kinois.

Vue d’exposition au Museum Joanneum. Au premier plan « Mobutu » de Mega Mingiedi. ©Universalmuseum Joanneum / N.Lackner.

Son travail porte principalement sur l’espace urbain et la place des citoyens dans la ville. C’est donc naturellement que ses oeuvres intègrent le chapitre « STREET » de l’exposition.

Mobutu, 2018, Technique mixte (collage, stylo bille, crayon, encre de chine) sur papier bristol. ©MegaMingiedi, Courtesy Collection Gervanne & Matthias Leridon

Mobutu (2018) est un diptyque qu’il décrit comme se centrant sur le règne du dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997). Selon Mingiedi, il s’agit du seul personnage politique qui aurait eu la possibilité de changer la donne pour le Congo. Malheureusement son propre projet, pharaonique et mal adapté aux besoins du pays, s’est retourné contre lui. C’est pour cela, selon l’artiste, qu’il peut être considéré comme étant une figure ayant grandement participé à causer la crise qui réduit aujourd’hui la RDC au chaos et à la ruine. 

Kabila Mzee, 2018, Technique mixte (collage, stylo bille, crayon, encre de chine) sur papier ©MegaMingiedi, Courtesy Collection Gervanne & Matthias Leridon

Son œuvre Kabila mzee (2018) traite de l’ex chef d’État congolais, Laurent-Désiré Kabila. « Mzee » littéralement le Vieux, le Sage, est considéré comme un « héros national » au Congo. Cette section du diptyque porte sur le mystère de la fin de son règne. Ce processus qui l’y a mené commence bien en amont avec l’héritage laissé par ses prédécesseurs européens mais aussi africains. L’artiste pense que s’est en s’intéressant à cet héritage que l’on pourra arriver à la vérité et surmonter la confusion des versions contradictoires concernant l’assassinat de Kabila père.

Ensemble des artistes présentés dans l’exposition:

Alfi Alfa (Alafu Bulongo), Apollo, Prince Badra, Sammy Baloji, David N. Bernatchez, Kiripi, Gilbert Banza Nkulu, Chéri Benga (Hyppolite Benga Nzau), Junior Bilaka, Bodo (Camille-Pierre Pambu Bodo), Claude Bosana, Dominique Bwalya Mwando, Chéri Cherin, (Joseph Kinkonda), Trésor Cherin, (Nzeza Lumbu), Revital Cohen et Tuur Van Balen, Revital Cohen, Edisak, Ekunde (Bosoku), Sam Ilus (Mbombe Ilunga), Jean Kamba, Eddy Kamuanga Ilunga, Kasongo, Jean Mukendi Katambayi, Kayembe F, Aundu Kiala, Bodys Isek Kingelez, Ange Kumbi, Hilaire Balu Kuyangiko, Lady Kambulu, Gosette Lubondo, Lukany, Ernest Lungieki, George Makaya Lusavuvu, Tinda Lwimba, Mah Magoah, Développement Mani, Maurice Mbikayi, Mbuëcky Jumeaux (de Mbvecky Frères), Micha JP Mika (Jean Paul Nsimba), Mega Mingiedi Tunga, Moke (Monsengo Kejwamfi),Moke-Fils (Jean Marie Mosengo Odia), Mson Becha Shérif Décor, Musondo, Vitshois Mwilambwe Bondo, Nkaz Mav, Vincent Nkulu, Chéri Samba (Samba wa Mbimba N’Zingo Nuni Masi Ndo Mbasi), SAPINart (Makengele Mamungwa), Monsengo Shula , Sim Simaro (Nsingi Simon), Soku Ldj, Maître SYMS (Bayangu Mayala), Marciano Tajho, Tambwe, Tshibumba Kanda Matulu, Pathy Tshindele Kapinga, Turbo..

« Entre nous » d’Eddy Kamuanga au Vestfossen Kunstlaboratorium

Du 4 mai au 21 septembre 2019, le Vestfossen Kunstlaboratorium, Norvège propose l’exposition « Kubatana » dont le commissariat est assuré par Kristin Hjellegjerde.

Affiche de l’exposition Kubatana au  Vestfossen Kunstlaboratorium

Kubatana est un terme en langue shona au Zimbabwe que la curatrice traduit par togetherness. Ce mot lui est apparu lors de son voyage sur le continent Africain où elle est allée à la rencontre des artistes et a constaté que ces derniers “travaillent tous ensemble, s’entraident, construisent et partagent des ateliers, conseillent leurs pairs, inspirent leurs enfants et soutiennent les nouvelles générations ”.

Kristin Hjellegjerde invite le public à découvrir ce fraternalisme à travers le regard de trente quatre artistes exposés issus de dix-neuf pays africains. « Kubatana » propose une riche sélection d’œuvres aux médiums et styles divers.

Pour cette exposition, la collection Leridon est heureuse de prêter « Entre nous », une peinture de l’artiste congolais Eddy Kamuanga réalisée en 2015.

Vue d’installation – Entre nous, 2015, Acrylique et huile sur toile, 180 x 200 cm ©Eddy Kamuanga Ilunga. Credit photo: Vestfossen Kunstlaboratorium
 
 

Gervanne et Matthias Leridon ont rencontré Eddy Kamuanga il y a environ cinq ans lors d’un voyage à Kinshasa (République Démocratique du Congo) alors qu’il n’était âgé que de 22 ans et réalisait sa première exposition. Sans aucun artifice, l’artiste leur a raconté ses recherches sur son pays d’origine et l’histoire du peuple Mangbetu, un peuple originaire du sud du Soudan établi au nord du Congo.

Ce qui les a tout de suite frappés dans cette œuvre a été la rencontre entre la modernité de l’œuvre mêlée la recherche que l’artiste effectue pour retrouver ses origines en partant à la rencontre de son peuple. Les circuits intégrés que dessine Eddy Kamuanga à l’intérieur des silhouettes sombres de ses personnages sont comme des rhizomes, des racines qui se développent. L’artiste mélange les traditions (objets symboliques et les rituels quotidiens du peuple Mangbetu) et les formes culturelles pop (tissus fluorescents) en utilisant l’imagerie numérique d’aujourd’hui. L’artiste représente des femmes aux visages cachés, souvent recroquevillées, dans des scènes actuellement vécues par les Mangbetus telles que la honte ou la solitude, ce qui lui permet de rappeler à une jeune génération africaine en proie à son identité l’importance de son histoire traditionnelle. Il rend hommage à la femme en tant que vecteur de la transmission des traditions, et notamment à sa mère qui a supporté à elle seule toute la famille avec son commerce de sandales. 

Entre nous, 2015, Acrylique et huile sur toile, 180 x 200 cm ©Eddy Kamuanga Ilunga, courtesy collection Gervanne & Matthias Leridon

L’ensemble des artistes présentés dans l’exposition Kubatana:

Dawit Abebe (Ethiopie), Aboudia (Côte d’Ivoire), Igshaan Adams (Afrique du Sud), Leonce Raphael Agbodjelou (République du Benin), Amina Agueznay (Maroc), Lhola Amira (Afrique du Sud), Joël Andrianomearisoa (Madagascar), Younes Baba-Ali (Maroc), Yassine Balbzioui (Maroc), Takunda Regis Billiat (Zimbabwe), Armand Boua (Côte d’Ivoire), Lizette Chirrime (Mozambique), Gerald Chukwuma (Nigéria), Serge Attulowei Clottey (Ghana), Ibrahim El-Salahi (Soudan), Gabrielle Goliath (Afrique du Sud), Eddy Kamuanga Ilunga (République Démocratique du Congo), Cyrus Kabiru (Kenya), Abdoulaye Konaté (Mali), Gonçalo Mabunda (Mozambique),  Ibrahim Mahama (Ghana), Troy Makaza (Zimbabwe), Zanele Muholi (South Africa), Wycliffe Mundopa (Zimbabwe), Niyi Olagunju (Nigéria), Sadikou Oukpedjo (Togo), Cinga Samson (Afrique du Sud), Amadou Sanogo (Mali), Ephrem Solomon (Ethiopie), Sanlé Sory (Burkina Faso), Khadidiatiou Sow (Sénégal), Pamela Phatsimo Sunstrum (Botswana), Moffat Takadiwa (Zimbabwe), Billie Zangewa (Malawi).

L’oeuvre « Rebirth of the Black Venus » de l’artiste Billie Zangewa exposé au Transpalette à Bourges

L’exposition  » SOFT POWER », dont Julie Crenn assure le commissariat réunit les œuvres textiles d’artistes internationaux. Elle résulte d’un désir, celui de mettre en espace la synthèse d’une recherche doctorale menée par la commissaire entre 2007 et 2012 à l’université Bordeaux 3.

« Les textiles créent une rupture autour et à travers les notions d’amateur, d’art et d’artisanat, jetant les mots eux-mêmes dans la crise – s’apparentant à une crise d’identité. » BRYAN-WILSON, Julia. Fray : art+textile politics. The University of Chicago Press, 2017

[ De la déconstruction des masculinités au choc des classes, en passant par l’empowerment des modes de représentation ou le déplacement de pratiques artisanales ancestrales, les artistes injectent à travers les fils et les fibres leurs histoires, leurs expériences et leurs démarches critiques. À travers un corpus généreux d’artistes, une géographie étendue et une pluralité des médiums textiles, trois problématiques à la fois distinctes et complémentaires sont explorées dans l’exposition : l’Histoire et la représentation des corps noirs, l’expérience de l’exil et l’expression plastique d’engagements féministes. ]

                                                                                                Julie Crenn

The Rebirth of the Back Venus, 2010 Tapisserie sur soie,  135 x 100 cm. ©Billie Zangewa courtesy Collection Leridon

Artistes présentées : Ghada Amer – Raymonde Arcier – Babi Badalov – Rina Banerjee – Raphael Barontini – Louise Bourgeois – Yto Barrada – Cathryn Boch – Shadi Ghadirian – Leo Chiachio y Daniel Gianonne – Aurélie Ferruel & Florentine Guédon – Jérémy Gobé – Hessie – Suzanne Husky – Kimsooja – Kapwani Kiwanga – Senzeni Marasela – Marie-Claire Messouma Manlanbien – Lucien Murat – Hassan Musa – Sara Ouhaddou – Athi Patra Ruga – Yinka Shonibare – Skall – Joana Vasconcelos – Aurélie William Levaux – Billie Zangewa.

 

 

L’oeuvre « Azania in waiting CIRCA 2008-2009 (NIHIL REICH) » d’Athi-Patra Ruga à la Somerset House de Londres

 

 

 

 

 

Artiste pluridisciplinaire à la croisée de la mode et de l’art contemporain, Athi-Patra Ruga questionne les notions d’identité, d’aliénation, de symbiose entre le corps et l’esprit. Ses performances, vidéos, photographies et créations textiles emmènent les spectateurs dans des univers subversifs et fantastiques teintés de provocation et d’érotisme.

Au moyen d’une écriture protéiforme, Athi Patra-Ruga architecture un univers où les traditions sud-africaines rencontrent l’esthétique queer, où les mythologies ancestrales s’allient aux artefacts de la fête, aux accessoires bon marché et à une insouciance irrésistible.

Azania in waiting CIRCA 2008-2009 (NIHIL REICH), 2015, Wool and Thread on tapestry canvas, 200 x 220 cm ©Athi-Patra Ruga courtesy Collection Leridon

Azania est peuplé de personnages baroques et sexy, le plus souvent incarnés par l’artiste lui-même, qui affirment une identité, un corps, un positionnement dans le monde et dans l’histoire. Un territoire qui réunit tous ceux qui ne souhaitent pas appartenir à une communauté spécifique, mais plutôt au genre humain dans son ensemble.

L’artiste créé une zone utopique où tout ce qui est traditionnellement séparé vient à s’hybrider et à cohabiter : savant-populaire, art-artisanat, corps-esprit, homme-femme, profane-sacré. Les signes constitutifs d’un royaume (blasons, chevaliers, reines et rois) sont associés au folklore, à la religion ou encore à la mode. Azania est une terre promise, une réaction poétique et politique aux manifestations de la survivance de l’Apartheid.

Artiste phare de la scène sud-africaine, ses œuvres sont présentées lors de manifestations internationales majeures comme la 55e Biennale de Venise en 2013 ou la Biennale d’art contemporain de Dakar en 2008.
Athi-Patra Ruga a exposé ses travaux dans de nombreuses foires, biennales et expositions. A l’occasion de 1-54 à Londres, la Somerset House de Londres accueille la première exposition majeure de l’artiste au Royaume-Uni.

Athi-Patra Ruga, Night of the Long Knives I, 2013. ©Athi-Patra Ruga and WHATIFTHEWORLD courtesy Collection Leridon

L’oeuvre de Michele Mathison présentée pour l’ouverture de la Fondation Norval

©Norval Foundation

L’ouverture tant attendue de la Fondation Norval au Cap est prévue pour le 28 avril 2018!
Le nouveau centre d’art sera un espace de recherche et d’exposition pour les œuvres d’art des 20 et 21ème siècles, ainsi qu’une plateforme pour la musique et l’expression culturelle. La fondation comprend un jardin de sculptures, un amphithéâtre extérieur, des espaces d’expositions, une bibliothèque de recherche, un restaurant et bar, une boutique et une aire de jeux pour enfants.

Dans le cadre de cette ouverture, la Collection Leridon est heureuse de prêter l’installation Kakiebos de Michele Mathison.

Kakiebos 1 & 2, 2017.
Steel, brass & granite (Rustenbueg, African Red), 180 x 30 x 30 cm ©Michele Mathison, courtesy Collection Leridon

(Detail) Kakiebos 1 & 2, 2017.
Steel, brass & granite (Rustenbueg, African Red),  ©Michele Mathison, courtesy Collection Leridon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michele Mathison est né à Johannesburg, en Afrique du Sud et a grandi entre Harare et Bulawayo, au Zimbabwe. Actuellement, il vit et travaille entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.

Il a effectué un baccalauréat spécialité Arts à la Michaelis School of Fine Arts de l’Université du Cap en Afrique du Sud en 2000. Ayant grandi au Zimbabwe, Mathison s’inspire des objets ordinaires associés à la vie en Afrique du Sud pour les convertir en sculptures. Il travaille souvent avec de la céramique, de la résine et de l’acier, ainsi que divers objets trouvés qu’il reconstruit pour mettre en valeur leurs valeurs symboliques aux multiples facettes, leurs utilisations et leurs qualités.

Il utilise souvent des outils agricoles tels que des houes, des bêches et des haches dans ses œuvres sculpturales pour explorer leur puissance et leurs influences historiques. Dans une interview avec Between10and5, Mathison explique: «Je suis attiré par les métiers artisanaux. Je trouve la beauté dans l’artisanat et la construction dans des professions telles que la menuiserie, la métallurgie et la construction. Je respecte la précision et la compétence des personnes qui conçoivent et fabriquent le monde qui nous entoure. Cela joue un rôle majeur dans mon travail car je suis séduit par la forme et la fonction des objets que j’utilise.  »

Inspirés des marchés, des quincailleries et des routes, Mathison s’intéresse à l’expérience vécue dans les espaces où les gens travaillent, mangent et socialisent: «Là où il y a de la vie.  »

Les expositions personnelles de Michele Mathison incluent: EXIT / EXILE à Nirox Projects (Johannesburg: 2011); Manuel à WHATIFTHEWORLD (Le Cap, Afrique du Sud: 2014); Récolte au Zeitz MOCAA Scheryn Pavilion (Le Cap: 2015) et Uproot à la Tyburn Gallery (Londres, Royaume-Uni: 2016). Son travail a été présenté dans les expositions de groupe suivantes: Dudziro, pavillon du Zimbabwe, 55e Biennale de Venise (Venise, Italie: 2013); Sculpture publique à Arts on Main (Johannesburg, Afrique du Sud: 2014); Anglais cassé à Tyburn Gallery (Londres, Royaume-Uni: 2015) et Espace négatif à WHATIFTHEWORLD (Cape Town: 2016).

A l’occasion du premier solo show des Soeurs Chevalme en Italie, la Collection est heureuse de prêter deux oeuvres.

 

Delphine et Elodie Chevalme. 
Soeurs, artistes, graphistes, illustratrices et plasticiennes. Saint-Denis, février 2018 ©Les Soeurs Chevalme

Exposition « Un nouveau regard »
Du 16 mars au 15 avril 2018
Dans le cadre du Mois de la Francophonie, l’Alliance Française de la Vallée d’Aoste invite Les Soeurs Chevalme à présenter leur travail.

 

Flavien, 2014, série Greffes de l’histoire, histoires de griffes. Acrylique sur papier marouflé sur toile, 100 x 150 cm ©SoeursChevalme, courtesy Collection Gervanne et Matthias Leridon

Élodie et Delphine Chevalme s’approprient et conjuguent de manière colorée et humoristique  la mode française créative avec la « sape », bruyante exubérance des dandy africains. Deux mondes éloignés l’un de l’autre mais qui se rencontrent à l’occasion de la série « Greffes de l’histoire, histoires de greffes », projet que les deux artistes développent lors d’une résidence à Brazzaville en 2012. Cette série met en exergue les liens tissés par l’Histoire.

Friedrich, 2014, série Greffes de l’histoire, histoires de griffes. Acrylique sur papier marouflé sur toile, 300 x 200 cm ©SoeursChevalme, courtesy Collection Gervanne et Matthias Leridon

"Friedrich" sur les murs de l'Alliance Française de la Vallée d'Aoste, Italie. Vue d'exposition
« Friedrich » sur les murs de l’Alliance Française, Vallée d’Aoste, Italie.

Alliance Française de la Vallée d’Aoste
3 rue Promis (palais Valbruna) – 11100 Aoste – Italie
Salle Finaosta – Du 16 mars au 15 avril 2018.

Découvrez l’ensemble de la série Greffes de l’histoire, histoires de griffes

8 œuvres de la collection dans l’exposition AFRIQUES, Artistes d’hier et d’aujourd’hui à la Fondation Clément

La collection Leridon est heureuse de présenter huit œuvres à l’occasion de l’exposition « AFRIQUES, Artistes d’hier et d’aujourd’hui  » à la Fondation Clément, Martinique.
Du 21 Janvier au 6 Mai 2018
Commissaire : Christiane Falgayrettes-Leveau

AFRIQUES, ARTISTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI À LA FONDATION CLÉMENT ©FondationClement

Les dix-sept artistes présentés, au-delà de la diversité de leurs démarches respectives, partagent des enjeux forts : faire émerger de nouvelles formes de réflexion et d’engagement. L’exposition témoigne de la richesse d’une Afrique plurielle. Jamais la Martinique, ni même plus largement la Caraïbe, n’ont auparavant accueilli une manifestation de ce type et de cette envergure.

Dossier de Presse de l’exposition

AFRIQUES, ARTISTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI À LA FONDATION CLÉMENT ©FondationClement

AFRIQUES, ARTISTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI À LA FONDATION CLÉMENT ©FondationClement

AFRIQUES, ARTISTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI À LA FONDATION CLÉMENT ©FondationClement

AFRIQUES, ARTISTES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI À LA FONDATION CLÉMENT ©FondationClement

8 oeuvres de la collection prêtées à l’occasion de l’exposition:

Le Chef, celui qui a vendu l’Afrique aux colons, 1997, Photographie, 124 x 124 cm ©Samuel Fosso, courtesy Collection Leridon

Mask, 2011, Huile sur toile, 150 x 200 cm ©Ransome Stanley, courtesy Collection Leridon

Hommage aux anciens créateurs, 2009, Acrylique et paillettes sur toile, 135 x 200 cm ©Chéri Samba, courtesy Collection Leridon

Waiting for trial 1, Stand Accused et Sentence, 2003, collages sur papier, triptyque 44 x 70 cm chacuns ©Sam Nhlengethwa, courtesy Collection Leridon

Agassou la panthère, 2010, Acrylique sur toile, 70 x 100 cm ©Cyprien Tokoudagba, courtesy Collection Leridon

Silhouette effacée 490, 2014, Sculpture de capsules écrasées et soudées, 90 x 45 x 18 cm ©Freddy Tsimba, courtesy Collection Leridon

PREDATOR de Rigobert Nimi au Salon Première d’Air France

Gervanne et Matthias Leridon  sont heureux de présenter PREDATOR, une oeuvre de Rigobert NIMI du 24 janvier au 27 avril 2018 dans le Salon Première d’Air France.

Gervanne et Matthias Leridon rencontrent Rigobert Nimi en 2014 lors d’un voyage à Kinshasa et tombent rapidement sous le charme de cet artiste dont l’énergie et l’imagination sont immenses et les idées sans limites ni frontières.

Predator est la première œuvre de l’artiste qui rejoint la Collection Gervanne & Matthias Leridon en 2014. Un an après, Loup-Garou rejoint la collection puis en 2016 ils commandent à l’artiste Galaxie, ville du futur. Monumentale, l’artiste met plus d’un an à réaliser cette pièce qui mesure 30 m2 et se compose de plus de dix mille objets récupérés et assemblés.

Véritables puzzles, les œuvres multicolores de Rigobert Nimi se composent d’objets qu’il glane au quotidien. Galaxie, ville du futur est née devant le pas de porte de Rigobert et voyagera bientôt vers de nouveaux horizons pour se dévoiler à nouveau.

Salon Première d’Air France
ROISSY, Aéroport Charles de Gaulle
Terminal 2E

Vue de "Prédator", installée dans le Salon Première d'Air France
Vue de « Prédator », installée dans le Salon Première d’Air France

Predator, 2014
Matériaux de récupération divers ©RigobertNimi, courtesy Collection Leridon

 

 

 

 

 

 

 

Rigobert Nimi finalisant les détails de son oeuvre Predator, 2014 ©RigobertNimi

 

 

 

 

 

 

 

 

«Tous mes matériaux que je sélectionne sont découpés, transformés et façonnés par moi-même à la main avec seulement 5 outils : une paire de ciseaux, un couteau que j’ai transformé, une pince universelle, une pince à bec courbé et une règle. Mouvement, son et lumière font totalement partie de l’œuvre ; le mécanisme est simple et robuste car tout doit fonctionner parfaitement, comme une horloge. Je travaille chaque jour et beaucoup d’idées me viennent en travaillant. Depuis 2000 toute mon œuvre concerne l’espace et la robotique mais j’ai beaucoup de projets qui vont vous surprendre».

 

Portrait de Rigobert Nimi

Né en 1965 à Tshiela (Bas- Congo), Rigobert Nimi vit et travaille à Kinshasa, République Démocratique du Congo.

5 ans d’études de mécanique appliquée dans un institut professionnel ne lui permettent pourtant pas, à Kinshasa, de trouver un emploi honorablement payé. Mais il trouve sa voie en fabriquant des  « jouets » , pièces uniques très sophistiqués, maquettes incroyablement fidèles d’avions, de trains, de motos ou d’automobiles de course. Dès l’âge de 15 ans il est surnommé « l’Ingénieur ».

 

Galaxie, ville du futur, 2015- 2018 Matériaux de récupération divers,  aluminium, plastique etc. ©RigobertNimi, courtesy Collection Leridon