Réouverture de l’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art » à l’Astrup Fearnley Museet

Prolongation exceptionnelle jusqu’au 6 septembre 2020

Inaugurée le 31 janvier 2020 et fermée depuis la mi-mars suite au confinement mondial, l’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art » au Musée Astrup Fearnley d’Oslo (Norvège) a rouvert ses portes aux visiteurs le mardi 16 juin 2020 ! L’exposition y sera visible jusqu’au 6 septembre 2020. Gervanne et Matthias Leridon soutiennent cette exposition majeure à travers le prêt d’œuvres de trois artistes majeurs issus de leur collection : Nicholas Hlobo (Afrique du Sud), Rigobert Nimi (RDC) et Billie Zangewa (Afrique du Sud).

Cette réouverture est l’occasion de plonger dans la découverte de « Galaxie, ville du futur », une œuvre monumentale commandée à l’artiste Rigobert Nimi par Gervanne et Matthias Leridon en 2015. Véritable utopie urbaine, cette œuvre est présentée pour la première fois au public dans le cadre de cette exposition.

Rigobert Nimi, « Galaxie, ville du futur », 2015 – 2017, 400 x 200 x 150 cm
©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon

Cette exposition unique en son genre vise à souligner l’originalité ainsi que la diversité des artistes africains qui vivent et travaillent en Afrique subsaharienne. L’exposition montre ainsi une diversité impressionnante en termes de matériaux, de techniques et de récits. Imprégnées dans leurs contextes politiques et religieux, les œuvres exposées amènent le spectateur à s’interroger et réfléchir.

Rigobert Nimi, « Galaxie, ville du futur », 2015 – 2017, 400 x 200 x 150 cm
©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon

Retrouvez toutes les informations relatives à cette exposition ici 

THE ARTISTS PARTY 2020

Afin d’honorer les artistes et célébrer leur art, Gervanne et Matthias Leridon ont organisé une soirée leur étant dédiée, The Artists Party; le 12 février 2020 à Tarrystone, au cours de laquelle une partie de la collection Leridon a été exposée. L’événement a accueilli avec succès plus de 350 artistes et 850 invités!

The Artists Party 2020 – Video editing ©Ebert Steyn

« Tomorrow, there will be more of us » à la Triennale de Stellenbosch

Exposition du 11 Février au 30 Avril 2020

La Triennale de Stellenbosch vise à faire de Stellenbosch la principale destination de l’art multidisciplinaire en Afrique en tirant parti de l’élan créatif qui se manifeste à travers le continent.

A l’occasion de cette nouvelle Triennale, la Collection Gervanne et Matthias Leridon a pour la première fois attribué une bourse à l’artiste Tracy Naa Koshie Thompson. L’artiste a bénéficié d’une aide financière ainsi que de conseils professionnels pour l’aider à créer une œuvre d’art originale pour l’exposition Curator à la Stellenbosch Triennale 2020.

Gervanne et Matthias Leridon avec l’artiste Tracy Naa Koshie Thompson
à la Triennale de Stellenbosch 11, 2020 ©Elodie Gregoire

Tracy Naa Koshie Thompson est une artiste ghanéenne de vingt-trois ans dont la pratique s’articule autour d’un intérêt pour les matériaux industriels (ses récents travaux utilisent des plastiques synthétiques); ainsi que la nature.

Tracy Naa Koshie Thompson est diplômée de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST) où elle a obtenu des honneurs de première classe en beaux-arts (peinture) du département de peinture et de sculpture de Kumasi.

Gervanne et Matthias Leridon avec l’artiste Tracy Naa Koshie Thompson
à la Triennale de Stellenbosch 11, 2020 ©Elodie Gregoire

L’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art  » à l’Astrup Fearnley Museet


January 31, 2020 — May 17, 2020

La Collection Gervanne et Matthias Leridon soutient l’exposition à travers le prêt d’œuvres d’artistes majeurs du continent africain.

L’installation monumentale «Galaxie, ville du futur», commandée par la Collection Leridon à l’artiste Rigobert Nimi a été exposée pour la première fois à l’Astrup Fearnly Museet d’Oslo. Créée entre 2015 et 2017, l’oeuvre est entièrement composée de matériaux de recyclage (feuilles d’aluminium, bois, acier, plastique) et matériaux électriques.

Vue de l’installation de l’oeuvre de Rigobert NIMI « Galaxie, ville du futur ». Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020 ©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon
Rigobert Nimi devant son oeuvre « Galaxie, ville du futur »
Astrup Fearnley Museet, Janvier 2020

Les oeuvres de Billie Zangewa «The rebirth of the Black Venus» et «White Christmas» ainsi que «Nalo ikhwezi alinyulu», ruban sur toile de Nicholas Hlobo font également parti de l’exposition.

Nicholas Hlobo « Nalo ikhwezi alinyulu », 2015. Ruban sur toile
©Nicholas Hlobo, courtesy Collection Leridon
Vue de l’installation de l’oeuvre de « Nalo ikhwezi alinyulu», ruban sur toile de Nicholas Hlobo. Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020
©Nicholas Hlobo, courtesy Collection Leridon
Billie Zangewa in front of her work « the Rebirth of the Black Venus ». Astrup Fearnley MLuseet, Oslo – January 2020
Vue de l’installation de l’oeuvre « The Rebirth of the Black Venus » de Billie Zangewa,
Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020
©Billie Zangewa, courtesy Collection Leridon

L’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art » , imaginée par André Magnin est présentée à l’Astrup Fearnley Museet d’Oslo. Le titre de l’exposition fait référence à l’étoile la plus brillante de la constellation de la Croix du Sud, située dans la Voie lactée. Cette exposition majeure sur l’art contemporain africain présente des œuvres qui illustrent la diversité et l’originalité des artistes vivant et travaillant en Afrique subsaharienne.

Alpha Crucis est le dernier chapitre d’une série d’expositions lancées en 2005 par le directeur Gunnar B. Kvaran qui ont exploré des scènes artistiques dans différents pays et continents. Les expositions ont couvert les États-Unis, le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Europe et maintenant l’Afrique.

Vue de l’installation de l’oeuvre de Rigobert NIMI « Galaxie, ville du futur ». Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020 ©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon

Artistes présent dans l’exposition: Seni Awa Camara (1945, Sénégal), Omar Victor Diop (1980, Sénégal), John Goba (1944-2019, Sierra Leone), Kay Hassan (1956, Afrique du Sud), Romuald Hazoumè (1962, Bénin), Nicholas Hlobo (1975, Afrique du Sud), Lebohang Kganye (1990, Afrique du Sud), Houston Maludi (1978, RD Congo), Abu Bakarr Mansaray (1970, Sierra Leone), Senzeni Marasela (1977, Afrique du Sud), JP Mika (1980, RD Congo), Fabrice Monteiro (1972, Belgique), Rigobert Nimi (1965, RD Congo), Wura-Natasha Ogunji (1970, USA), Chéri Samba (1956, RD Congo), Amadou Sanogo (1977, Mali), Billie Zangewa (1973, Sud Afrique).

COMMUNIQUE DE PRESSE A TELECHARGER ICI: HERE.

« Encore un effort » de Freddy Tsimba présentée à l’occasion de la Biennale du Congo, Kinshasa

L’oeuvre monumentale « Encore un effort » de l’artiste Freddy Tsimba exposée à l’occasion de la Biennale du Congo, Kinshasa du 20 Octobre au 21 Novembre 2019.

LPlus de 40 artistes, designers, architectes, historiens de l’art, conservateurs, critiques d’arts des cinq continents ont été invités à proposer un projet dans la ville cosmopolite de Kinshasa.

Vue de l’oeuvre monumentale « Encore un effort » de Freddy Tsimba
présentée à Kin Art Studio pour la Biennale du Congo
©Martin Lukongo, courtesy Collection Leridon

« Encore un effort » est une oeuvre monumentale réalisée en 2011 par Freddy Tsimba, uniquement à partir de couverts: cuillères et fourchettes. Usagés et abandonnés, ils jonchent le sol et sont collectés par des enfants de rues à qui il les rachète. De ces résidus de société, l’artiste créé une oeuvre. La cuillère se fait écho et parle pour tous ceux qui ont faim.

Freddy Tsimba « Encore un effort », 2011 Cuillères, fourchettes et couteaux soudés
©Martin Lukongo, courtesy Collection Leridon

Né à Kinshasa en 1967, Freddy Bienvenu Tsimba est diplômé de l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. Entre autres mérites (dont la médaille d’argent des Jeux de la Francophonie, à Ottawa, au Canada en 2001); il a été gratifié d’un diplôme d’honneur, lors du salon international des arts plastiques, à Béziers. L’artiste a été l’ambassadeur de la RD Congo dans plusieurs festivals à travers le monde.

Freddy Tsimba et son oeuvre « Encore un effort » dans son atelier à Kinshasa,
Quartier de Matonge. Septembre 2019

Dans son quartier de Matonge, il ne s’imagine pas – durant sa tendre jeunesse – qu’en fabriquant des modèles de voitures en fil de fer, il se fraie un avenir radieux dans le monde de la sculpture congolaise. Freddy Tsimba exploite aujourd’hui le bronze, le métal, la terre et le ciment. A travers ses sculptures, il traite des questions essentielles de l’humanité et tente de dénoncer les tragédies engendrées par la guerre et les aspects néfastes de la conjoncture congolaise.

Freddy Tsimba et oeuvre « Encore un effort ». Kinshasa, Quartier de Matonge. Septembre 2019

Le Prix Leridon attribué aux artistes Beya Gille Gacha et Adejoke Tugbiyele.

Le Prix Leridon à été remis le 10 octobre 2019 par Gervanne Leridon à l’occasion de BISO, Biennale Internationale de Sculpture de Ouagadougou.

Gervanne Leridon entourée des membres du Jury de BISO – Biennale internationale de Sculpture de Ouagadougou

Un grand bravo aux deux lauréates: Beya Gille Gacha et Adejoke Tugbiyele !

Créée à l’initiative du photographe burkinabè Léon Nyaba Ouedraogo et du responsable des ventes d’art contemporain de la maison Piasa, Christophe Person, la première édition de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO) se tient du 6 Octobre au 15 novembre 2019.

Née d’une mère camerounaise et d’un père français, Beya Gille Gacha utilise les perles inspirées de la tradition bamileke pour recouvrir ses sculptures. Sa série des ORANTS aborde les thèmes de l’enfance et de la construction de l’être. Dans l’ORANT #5, un enfant brise le sol en béton afin de révéler la terre étouffée et d’y planter trois arbres hautement symboliques et fertiles : un Karité, un Nere et un Bambou. L’artiste a souhaité ainsi rappeler la parole visionnaire de Thomas Sankara, qui instituait de planter un arbre à chaque grande occasion. Brisant le cadre imposé par l’éducation et la société, cet enfant ose prendre sa place au sein de la société et fait naître un nouvel avenir en replaçant les enjeux environnementaux et écologiques au centre des préoccupations.

ORANT #5, 2019 Dimensions variables ©Beya Gille Gacha
Photo d’illustration de l’article: https://www.jeuneafrique.com/840619/culture/burkina-faso-ouagadougou-accueille-la-premiere-biennale-de-la-sculpture-du-continent/?fbclid=IwAR2JztG51YM-IRH016GDBQmvXoMuQrROZs_1sD1bnQeUVZLQz6AE61J0TaU

Née aux Etats-Unis et ayant grandi au Nigeria, Adejoke Tugbiyele est une artiste queer engagée. Ses oeuvres célèbrent la diversité, la sexualité et l’individualité des femmes noires et des minorités, appelant un meilleur équilibre entre les sexes. Les balais traditionnels – associés historiquement aux femmes – sont transformés en lignes et en formes qui célèbrent l’essence, la beauté et la force des femmes. Inspirée par la vision et l’héritage de Thomas Sankara et de son mouvement de libération des femmes, la sculpture intitulée « Ange », suggère la présence d’hommes bi-spirituels et/ou de femmes pleine d’énergie féminine pouvant se présenter comme des anges divins.

Untitled, 2019. DImensions variables ©Adejoke Tugbiyele
(détail) Untitled, 2019. Dimensions variables ©Adejoke Tugbiyele

L’oeuvre «For those left behind» de Willie Bester au Rupert Museum

Du 18 mai 2019 au 10 mai 2020, le Rupert Museum de Cape Town présente The Cape Town Trienniale, une exposition regroupant une sélection d’artistes contemporains célèbres ayant participé à cet évènement depuis ses débuts. L’exposition rassemble les œuvres qui ont été exposées lors de la Triennale ainsi que des productions plus récentes de ces même artistes. Tous les artistes sélectionnés interrogent et travaillent autour de sujets socio-politiques.

Vue de l’exposition – « Africa Remix», 2005 ©universes-in-universe

Dans ce contexte, la Collection Leridon prête l’oeuvre « For those left behind » réalisée par Willie Bester en 2003 puis exposée durant l’exposition “Africa Remix” en 2005.

Matthias Leridon dans le studio de Willie Bester en Afrique du Sud ©Elodie Gregoire
Willie Bester devant son oeuvre « For those left behind » durant The Cape Town Triennals ©Rupert Museum

La création de Willie Bester est influencée par la conscience sociale. Il s’inspire des oubliés pour créer de puissantes œuvres figuratives audacieuses et agressive. « Mon art doit être pris comme un médicament au goût désagréable pour éveiller les consciences. » déclare l’artiste. Enraciné dans le mouvement « Resistance Art », son travail consiste à faire réfléchir les spectateurs sur les injustices de son pays.

Vue de l’exposition – « The Cape Town Triennals », 18 mai 2019 – 10 mai 2020 ©Rupert Museum

« For those left behind » fait suite à une précédente œuvre de 2001 intitulée « Dogs of War ». Ces deux sculptures font références au scandale d’août 2001 entourant l’unité canine de police de North East Rand de Johannesburg qui avait choqué l’Afrique du Sud toute entière. L’affaire concernait trois migrants Mozambicains agressés par les chiens du groupe policier lancé volontairement à leur poursuite. Willie Bester décide alors de représenter l’un des agresseurs accompagné de son chien. Les matériaux utilisés lui permettent de retranscrire la frayeur de cet épisode et d’une certaine façon, de les déshumaniser.

Artistes exposés: Marion Arnold, Deborah Bell, Willie Bester, Steven Cohen, Keith Dietrich, Philippa Hobbs, Sfiso KaMkame, William Kentridge, Karel Nel, Stanley Pinker, Peter Schütz, Helen Sebidi, Penelope Siopis et Diane Victor.

La collection s’exporte dans les locaux de Natixis Wealth Management

Les œuvres de la collection sont régulièrement présentées en France et à l’international.
Au sein des locaux de Natixis, Gervanne et Matthias Leridon ont décidé d’exposer quelques œuvres symboliques de toute la puissance de deux pays qui leur sont très chers : la République Démocratique du Congo et l’Afrique du Sud.

Au premier plan: Rigobert Nimi, Prédator, 2014
Au second plan de gauche à droite: Kudzanai Chiurai, Revelations V, 2011 et Shula, Course médiatisée, 2013

« Collection bicéphale aux multiples coups de cœur, la RDC avec Kinshasa et l’Afrique du Sud sont sans aucun doute nos deux pays d’adoption en Afrique.

‘‘ Vivre à Kin ‘‘ c’est plonger dans une Afrique qui vit à la vitesse de la lumière pour l’art et la création. Ici les artistes inventent le monde du XXIème siècle, ils construisent les villes du futur en empilant des tubes de dentifrice et des débris urbains. Kinshasa est la capitale artistique de l’Afrique centrale qui rayonne sur le reste du continent. Depuis les peintres d’enseignes de rue, cette capitale ne cesse de provoquer et reste un tremplin incomparable encore aujourd’hui. La RDC, c’est l’art qui donne la vie. »

« Nous avons eu la chance de rencontrer et de développer une relation personnelle profonde avec Nelson Mandela et F. W. de Klerk, c’est pourquoi l’Afrique du Sud est notre deuxième patrie. Dans ce grand, cet immense pays, le pouvoir de la création artistique dessine les contours d’une nouvelle démocratie. L’Afrique du Sud a montré, montre et montrera des chemins d’humanité et de modernité qui permettent de transcender les blessures d’un passé ou d’un présent. Et, nous avons fait le choix de présenter ce soir des artistes sud-africains qui, par leur diversité, illustrent la pluralité de cette nouvelle démocratie. »

De gauche à droite: Chéri Samba, L’espoir fait vivre, 1989
Cameron Platter, Unity in Diversity, 2013
Athi-Patra Ruga, Azania in waiting CIRCA 2008 – 2009 (NIHIL REICH), 2015
Gervanne et Matthias Leridon devant Jesus H. Christ de Kendel Geers, 2006

Ont été exposés:

  • Athi-Patra Ruga, Azania in waiting CIRCA 2008 – 2009 (NIHIL REICH), 2015
  • Bodys Isek Kingelez, Kin Star, 2010
  • Cameron Platter, Unity in Diversity, 2013
  • Camille-Piere BODO Pambu dit Bodo, Avec l’argent on peut toucher le monde, 2007
  • Chéri Samba, Barack Obama, 2010
  • Chéri Samba, L’espoir fait vivre, 1989
  • David Goldblatt, Schoolboy, Hillbrow, 1972
  • David Goldblatt, Shop Assistant, Orlando West, 1972
  • Eddy Kamuanga Ilunga, Sans titre, 2018
  • Freddy Tsimba, Silhouette effacée 490, 2014
  • Jean-Bosco Mosengo dit Shula, Course médiatisée, 2013
  • Kendell Geers, Jesus H. Christ, 2006
  • Kudzanai Chiurai, Revelations V, 2011
  • Mega Mingiedi Tunga, Ne pas regarder et regarder, 2016
  • Nicholas Hlobo, Nalo ikhwezi alinyulu, 2015
  • Rigobert Nimi, Prédator, 2014
  • Willie Bester, Water Pump, 2006

Richard Mudariki au Zeitz MOCAA de Cape Town

Le Zeitz MOCAA, (Museum of Contemporary Art Africa) de Cape Town accueille du 12 septembre 2018 au 31 mai 2019 l’exposition « Five Bhobh– Painting At the End of an Era » L’exposition réunit 30 artistes du Zimbabwe.

A l’occasion de cette exposition, la Collection Leridon prête l’oeuvre « Patriotic Stereo Tape » de Richard Mudariki.

Première de couverture du catalogue
« Five Bhobh– Painting At the End of an Era » 

Comme l’explique la commissaire de l’exposition Tandazani Dhlakama, Five Bhobh (cinq dollars du Zimbabwe) est le tarif moyen pour voyager localement en kombi, une sorte de minibus. Dans cette exposition les artistes sont vus comme les passagers d’un kombi représentant la nation du Zimbabwe.

Les vingt-neuf artistes exposés sont en route vers une nouvelle époque et contemplent par leur fenêtre le passé qu’ils abandonnent, celui dans lequel le président Mugabe était encore présent.

« L’exposition montre comment les artistes ont capturé ce moment historique, leur anticipation, leur angoisse et leur espoir, peu importe qui vous êtes ou quel parti vous supportez. »

Parmi ces « voyageurs », on retrouve l’artiste Richard Mudariki dont les dernières œuvres présentées tournent toutes autour d’un même sujet: celui de la possible réforme politique dans son pays.

Vue de l’exposition – « Five Bhobh: Painting at the end of an era », 12 septembre 2018 au 31 mai 2019, ©Zeitz MOOCA

« J’ai grandi dans les années 90 avec des cassettes de Tupac et un Walkman.»  
Ce souvenir d’enfance mêlé et ses préoccupations présentes ont inspiré à Richard Mudariki l’œuvre Patriotic Stereo Tape.
Lorsque le visiteur s’approche de cette œuvre, l’hymne national zimbabwéen commence à retentir et une vieille cassette s’enroule demandant : est-ce que les dirigeants vont aller de l’avant rapidement ou revenir en arrière et rejouer ce qui s’est passé auparavant ?

Patriotic Stereo Tape, 2018, Acrylic on canvas. ©Richard Mudariki, Courtesy Collection Gervanne & Matthias Leridon. Credit Photo: Zeitz MOCAA

Artistes présentés :

Admire Kamudzengerere (Zimbabwe) Anthony Bumhira (Zimbabwe) Berry Bickle (Zimbabwe) Charles Bhebe (Zimbabwe) Cosmos Shiridzinomwa (Zimbabwe) Duncan Wylie (Zimbabwe) Gareth Nyandoro (Zimbabwe) Gillian Rosselli (Zimbabwe) Greg Shaw (Zimbabwe) Helen Teede (Zimbabwe) Isheanesu Dondo (Zimbabwe) Janet Siringwani-Nyabeze (Zimbabwe) John Kotzé (Malawi) Kresiah Mukwazhi (Zimbabwe) Kudzanai-Violet Hwami (Zimbabwe) Kufa Makwavarara (Zimbabwe) Mostaff Muchawaya (Zimbabwe) Misheck Masamvu (Zimbabwe)
Percy Manyonga (Zimbabwe) Portia Zvavahera (Zimbabwe) Rashid Jogee (Zimbabwe) Richard Mudariki (Zimbabwe) Shalom Kufakwatenzi (Zimbabwe) Simon Back (Zimbabwe) Tatenda Magaisa (Zimbabwe) Tawanda Reza (Zimbabwe) Thakor Patel (India) Troy Makaza (Zimbabwe) Wallen Mapondera (Zimbabwe)

Mega Mingiedi exposé au Museum Joanneum de Graz et à la Kunsthalle de Tubingen, Allemagne.

Du 22 septembre 2018 au 27 janvier 2019, Le Museum Joanneum de Graz en Autriche a présenté son exposition « Congo Stars ». Du 9 Mars 2019 au 30 Juin 2019, l’exposition est reçue à la KUNSTHALLE TÜBINGEN.

Pour l’occasion, un diptyque de l’artiste Mega Mingiedi est prêté par la collection Gervanne et Matthias Leridon.

Affiche de l’exposition « Congo Stars »

L’exposition « Congo Stars » met à l’honneur les artistes contemporains congolais les plus représentatifs du paysage national à partir des années soixante. Scindée en six thèmes (exploitation, mythologie / spiritualité, bar, stars / héros publics, marché / rues / espace urbain), l’exposition prend comme fil conducteur la chronologie des évènements importants de l’histoire de la RDC (République Démocratique du Congo).  

Mega Mingiedi est un artiste très engagé dans sa société. Il est membre du collectif Eza-POSSIBLES de Kinshasa, un regroupement d’artistes dont l’objectif est de rendre l’art contemporain plus proche de la réalité et du quotidien des kinois.

Vue d’exposition au Museum Joanneum. Au premier plan « Mobutu » de Mega Mingiedi. ©Universalmuseum Joanneum / N.Lackner.

Son travail porte principalement sur l’espace urbain et la place des citoyens dans la ville. C’est donc naturellement que ses oeuvres intègrent le chapitre « STREET » de l’exposition.

Mobutu, 2018, Technique mixte (collage, stylo bille, crayon, encre de chine) sur papier bristol. ©MegaMingiedi, Courtesy Collection Gervanne & Matthias Leridon

Mobutu (2018) est un diptyque qu’il décrit comme se centrant sur le règne du dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997). Selon Mingiedi, il s’agit du seul personnage politique qui aurait eu la possibilité de changer la donne pour le Congo. Malheureusement son propre projet, pharaonique et mal adapté aux besoins du pays, s’est retourné contre lui. C’est pour cela, selon l’artiste, qu’il peut être considéré comme étant une figure ayant grandement participé à causer la crise qui réduit aujourd’hui la RDC au chaos et à la ruine. 

Kabila Mzee, 2018, Technique mixte (collage, stylo bille, crayon, encre de chine) sur papier ©MegaMingiedi, Courtesy Collection Gervanne & Matthias Leridon

Son œuvre Kabila mzee (2018) traite de l’ex chef d’État congolais, Laurent-Désiré Kabila. « Mzee » littéralement le Vieux, le Sage, est considéré comme un « héros national » au Congo. Cette section du diptyque porte sur le mystère de la fin de son règne. Ce processus qui l’y a mené commence bien en amont avec l’héritage laissé par ses prédécesseurs européens mais aussi africains. L’artiste pense que s’est en s’intéressant à cet héritage que l’on pourra arriver à la vérité et surmonter la confusion des versions contradictoires concernant l’assassinat de Kabila père.

Ensemble des artistes présentés dans l’exposition:

Alfi Alfa (Alafu Bulongo), Apollo, Prince Badra, Sammy Baloji, David N. Bernatchez, Kiripi, Gilbert Banza Nkulu, Chéri Benga (Hyppolite Benga Nzau), Junior Bilaka, Bodo (Camille-Pierre Pambu Bodo), Claude Bosana, Dominique Bwalya Mwando, Chéri Cherin, (Joseph Kinkonda), Trésor Cherin, (Nzeza Lumbu), Revital Cohen et Tuur Van Balen, Revital Cohen, Edisak, Ekunde (Bosoku), Sam Ilus (Mbombe Ilunga), Jean Kamba, Eddy Kamuanga Ilunga, Kasongo, Jean Mukendi Katambayi, Kayembe F, Aundu Kiala, Bodys Isek Kingelez, Ange Kumbi, Hilaire Balu Kuyangiko, Lady Kambulu, Gosette Lubondo, Lukany, Ernest Lungieki, George Makaya Lusavuvu, Tinda Lwimba, Mah Magoah, Développement Mani, Maurice Mbikayi, Mbuëcky Jumeaux (de Mbvecky Frères), Micha JP Mika (Jean Paul Nsimba), Mega Mingiedi Tunga, Moke (Monsengo Kejwamfi),Moke-Fils (Jean Marie Mosengo Odia), Mson Becha Shérif Décor, Musondo, Vitshois Mwilambwe Bondo, Nkaz Mav, Vincent Nkulu, Chéri Samba (Samba wa Mbimba N’Zingo Nuni Masi Ndo Mbasi), SAPINart (Makengele Mamungwa), Monsengo Shula , Sim Simaro (Nsingi Simon), Soku Ldj, Maître SYMS (Bayangu Mayala), Marciano Tajho, Tambwe, Tshibumba Kanda Matulu, Pathy Tshindele Kapinga, Turbo..