Prolongation de l’exposition « Mabele eleki lola ! La terre, plus belle que le paradis » jusqu’au 15 août 2021 !

Une exposition de Freddy Tsimba au Musée Royal de l’Afrique centrale – AfricaMuseum
29.10.2020 – 15.08.2021

©Musée Royal de l’Afrique centrale, AfricaMuseum

« Mabele eleki lola ! La terre, plus belle que le paradis » est la première exposition temporaire de l’AfricaMuseum depuis sa réouverture en 2018. Après quelques perturbations intempestives liées à la pandémie de la Covid-19, l’exposition est à nouveau ouverte au public… et est exceptionnellement prolongée jusqu’au 15 août 2021 ! 

Matthias Leridon, In Koli Jean Bofane et Freddy Tsimba, AfricaMuseum, Octobre 2020 ©Raymond Dakoua

La Collection Gervanne et Matthias Leridon était présente à l’occasion de l’inauguration de cette exposition unique au monde, dans laquelle les œuvres de l’artiste kinois Freddy Tsimba dialoguent avec les collections de l’AfricaMuseum. Allez y découvrir les œuvres prêtées par la Collection Gervanne et Matthias Leridon, « Encore un effort » (2011), « I’ll not give them my diamond I, IIIII » (2014), ainsi que « Réveil Sommeil » (2011) !

Pour celles et ceux qui n’auront pas la chance de s’y déplacer, prenez quelques instants pour (re)voir le dernier Artist Talk réalisé par l’AfricaMuseum avec l’artiste Freddy Tsimba, l’écrivain In Koli Jean Bofane et la philosophe Nadia Yala Kisukidi ! 

Pour en savoir plus
L’exposition « Mabele eleki lola ! »
Mesures mises en place par le musée pour une visite en toute sécurité ! 

Meilleurs voeux 2021 !

La Collection Gervanne et Matthias Leridon vous souhaite ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui débute. À cette occasion, la collection met en lumière le talent de la jeune photographe Alice Mann dans une vidéo originale !

Alice Mann, Wakiesha Titus et Riley Van Harte, Cape Town, South Africa, Série Drummies, 2018, impression numérique jet d’encre, 81 x 101 cm ©Alice Mann, courtesy Afronova Gallery

L’œuvre Wakiesha Titus et Riley Van Harte, Cape Town, South Africa explore le milieu des majorettes dans les townships d’Afrique du Sud. Au-delà des paillettes et du glamour, ces jeunes majorettes affirment leur identité, leur culture et leur autonomie. Les tons roses et violets, la douceur des plumes, les paillettes… cet univers de douceur et de pacotille est confronté à la précarité des lieux: détritus et cage d’escalier vétuste. Ce face à face vertigineux nous entraîne au-delà des apparences pour mieux aborder cette réalité âpre qui accompagne au quotidien ces majorettes. Loin des gangs et du délabrement urbain, elles affrontent notre regard et nous défient. Sportives affirmées et habituées des concours, ces jeunes filles pratiquent leur art pour mieux s’émanciper de leur entourage et de leur environnement. Alice Mann documente ici l’essor d’une nouvelle culture féministe.

Découvrez une interview inédite de l’artiste ci-dessous !

MABELE ELEKI LOLA ! La terre, plus belle que le paradis

Une exposition de Freddy Tsimba au Musée Royal de l’Afrique centrale – AfricaMuseum

29.10.2020 – 15.08.2021 


Affiche de l’exposition ©Africa Museum

Du métal rouillé, des capsules de bière, des douilles, des machettes… Plonger dans l’univers de Freddy Tsimba, c’est plonger dans tout ce que notre société laisse derrière elle, déchets comme blessures. 

La Collection Gervanne et Matthias Leridon est fière de prêter cinq œuvres inédites pour l’exposition phare de l’année 2020 dédiée à cet artiste, « Mabele eleki lola ! La terre plus belle que le paradis ». Ainsi, en sillonnant les salles de l’exposition qui ouvriront au public ce jeudi 29 octobre 2020, vous découvrirez Encore un effort (2011), I’ll not give them my diamond I, IIIII (2014), ainsi que Réveil Sommeil (2011). Des bustes de femmes, des constructions, des silhouettes, des sculptures morcelées et provocatrices, autant d’œuvres monumentales faites de bronze, de métal, de terre ou de ciment, chacune avec sa charge symbolique unique et profonde. Si vous ne tardez pas à y aller, vous y croiserez peut-être même l’artiste, vêtu d’un bleu de travail ou d’un costume trois pièces. 

Dans cette exposition, les œuvres si particulières de Freddy Tsimba sont mises en dialogue pour une rencontre exceptionnelle et intemporelle avec trente pièces de l’Africa Museum. Imaginée par In Koli Jean Bofane, commissaire de l’exposition, cette rencontre dévoile l’œuvre de Freddy Tsimba sous un nouveau jour.  

Freddy Tsimba, Kinshasa, 2018 © Elodie Grégoire

Optimiste, amoureux de la vie et de la beauté, Freddy Tsimba est un artiste-sculpteur engagé originaire de République démocratique du Congo. Combattant infatiguable du droit des femmes et des hommes, il modèle à mains nues l’histoire si mouvementée de son pays et du monde. Il est le seul à savoir transformer la guerre et sublimer la violence des hommes en créant une nouvelle esthétique à travers ses sculptures. Au gré de ses pérégrinations, Freddy Tsimba glane des bouts de ferrailles, des objets abandonnés, autant de matériaux qui constituent la matière première de ses œuvres. Ces objets sont porteurs de l’histoire tragique de son pays. À travers ses œuvres, il en fait une nouvelle narration pour témoigner des questions essentielles de l’humanité qui l’entoure. Son art n’est que traduction de son environnement, de ce qui lui a été donné de voir, de toucher, d’entendre. Il ne cherche pas à plaire mais à témoigner, à exprimer à la fois un cri de douleur réprimé et un message d’espoir.

Détail de l’œuvre Encore un effort… exposée à l’Africa Museum, Tervuren, 2020 (2011, cuillères, couteaux et fourchettes soudées, 180 x 600 x 300 cm ©Collection Gervanne et Matthias Leridon

L’art de Freddy Tsimba est ôde à la vie, message de paix intemporel et universel. Ne perdez pas de temps et réservez au plus vite votre créneau horaire, cette exposition ouvre ses portes le 29 octobre et sera visible jusqu’au 15 août 2021.

N’hésitez plus et partez à la rencontre des œuvres uniques de cet artiste majeur de la création congolaise contemporaine ! 

Matthias Leridon et Freddy Tsimba devant les oeuvres I’ll not give them my diamond I, II, III, exposées à l’Africa Museum, Tervuren, 2020 (2014, clefs soudées, respectivement 215 x 102 x 98 cm, 210 x 120 x58 cm, 200 x 83 x 56 cm) © Collection Gervanne et Matthias Leridon
 

Plus d’informations : Musée Royal de l’Afrique centrale – AfricaMuseum

I LOVE YOU, une exposition d’Hassan Musa

Galerie Maia Muller (Paris), du 05.09.2020 au 24.10.2020

La Galerie Maia Muller a ouvert ses portes le vendredi 4 septembre 2020 à l’artiste contemporain Hassan Musa et sa série « I love you ». Gervanne et Matthias Leridon sont heureux de soutenir cette exposition majeure de l’artiste à travers le prêt de l’œuvre « I love you with my AK47 (femme noire)» issue de leur Collection.

Hassan Musa, I love you with my AKA 47 (Femme noire), 2019, huile sur toile assemblée sur bois, 90 x 121 cm ©Hassan Musa, courtesy Collection Gervanne et Matthias Leridon

Hassan Musa est un créateur d’images aux multiples références : la peinture européenne, la calligraphie arabe ou l’aquarelle chinoise. Ses peintures et encres sur textiles sont le résultat hybride d’une réappropriation de l’iconographie de plusieurs patrimoines culturels. Conscient de l’omniprésence des images dans nos sociétés et de la violence que celles-ci véhiculent, l’artiste les détourne afin d’exploiter leur propre violence comme moyen de défense. Son regard critique sur l’art, la politique et la culture occidentale sert une logique de transmission: Musa redonne au monde les images du monde. L’artiste vous plonge dans l’histoire du monde et des arts pour réunir dans ses œuvres des éléments passés et récents, chacun étant pensé et positionné avec réflexion sur la toile. 

A travers cette exposition, Hassan Musa réveille notre imaginaire. Partez en voyage en allant visiter cette nouvelle exposition personnelle « I LOVE YOU » à la Galerie Maia Muller. 


Informations:
Galerie Maia Muller
19 rue Chapon
75003 PARIS

Réouverture de l’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art » à l’Astrup Fearnley Museet

Prolongation exceptionnelle jusqu’au 6 septembre 2020

Inaugurée le 31 janvier 2020 et fermée depuis la mi-mars suite au confinement mondial, l’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art » au Musée Astrup Fearnley d’Oslo (Norvège) a rouvert ses portes aux visiteurs le mardi 16 juin 2020 ! L’exposition y sera visible jusqu’au 6 septembre 2020. Gervanne et Matthias Leridon soutiennent cette exposition majeure à travers le prêt d’œuvres de trois artistes majeurs issus de leur collection : Nicholas Hlobo (Afrique du Sud), Rigobert Nimi (RDC) et Billie Zangewa (Afrique du Sud).

Cette réouverture est l’occasion de plonger dans la découverte de « Galaxie, ville du futur », une œuvre monumentale commandée à l’artiste Rigobert Nimi par Gervanne et Matthias Leridon en 2015. Véritable utopie urbaine, cette œuvre est présentée pour la première fois au public dans le cadre de cette exposition.

Rigobert Nimi, « Galaxie, ville du futur », 2015 – 2017, 400 x 200 x 150 cm
©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon

Cette exposition unique en son genre vise à souligner l’originalité ainsi que la diversité des artistes africains qui vivent et travaillent en Afrique subsaharienne. L’exposition montre ainsi une diversité impressionnante en termes de matériaux, de techniques et de récits. Imprégnées dans leurs contextes politiques et religieux, les œuvres exposées amènent le spectateur à s’interroger et réfléchir.

Rigobert Nimi, « Galaxie, ville du futur », 2015 – 2017, 400 x 200 x 150 cm
©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon

Retrouvez toutes les informations relatives à cette exposition ici 

THE ARTISTS PARTY 2020

Afin d’honorer les artistes et célébrer leur art, Gervanne et Matthias Leridon ont organisé une soirée leur étant dédiée, The Artists Party; le 12 février 2020 à Tarrystone, au cours de laquelle une partie de la collection Leridon a été exposée. L’événement a accueilli avec succès plus de 350 artistes et 850 invités!

The Artists Party 2020 – Video editing ©Ebert Steyn

« Tomorrow, there will be more of us » à la Triennale de Stellenbosch

Exposition du 11 Février au 30 Avril 2020

La Triennale de Stellenbosch vise à faire de Stellenbosch la principale destination de l’art multidisciplinaire en Afrique en tirant parti de l’élan créatif qui se manifeste à travers le continent.

A l’occasion de cette nouvelle Triennale, la Collection Gervanne et Matthias Leridon a pour la première fois attribué une bourse à l’artiste Tracy Naa Koshie Thompson. L’artiste a bénéficié d’une aide financière ainsi que de conseils professionnels pour l’aider à créer une œuvre d’art originale pour l’exposition Curator à la Stellenbosch Triennale 2020.

Gervanne et Matthias Leridon avec l’artiste Tracy Naa Koshie Thompson
à la Triennale de Stellenbosch 11, 2020 ©Elodie Gregoire

Tracy Naa Koshie Thompson est une artiste ghanéenne de vingt-trois ans dont la pratique s’articule autour d’un intérêt pour les matériaux industriels (ses récents travaux utilisent des plastiques synthétiques); ainsi que la nature.

Tracy Naa Koshie Thompson est diplômée de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST) où elle a obtenu des honneurs de première classe en beaux-arts (peinture) du département de peinture et de sculpture de Kumasi.

Gervanne et Matthias Leridon avec l’artiste Tracy Naa Koshie Thompson
à la Triennale de Stellenbosch 11, 2020 ©Elodie Gregoire

L’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art  » à l’Astrup Fearnley Museet


January 31, 2020 — May 17, 2020

La Collection Gervanne et Matthias Leridon soutient l’exposition à travers le prêt d’œuvres d’artistes majeurs du continent africain.

L’installation monumentale «Galaxie, ville du futur», commandée par la Collection Leridon à l’artiste Rigobert Nimi a été exposée pour la première fois à l’Astrup Fearnly Museet d’Oslo. Créée entre 2015 et 2017, l’oeuvre est entièrement composée de matériaux de recyclage (feuilles d’aluminium, bois, acier, plastique) et matériaux électriques.

Vue de l’installation de l’oeuvre de Rigobert NIMI « Galaxie, ville du futur ». Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020 ©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon
Rigobert Nimi devant son oeuvre « Galaxie, ville du futur »
Astrup Fearnley Museet, Janvier 2020

Les oeuvres de Billie Zangewa «The rebirth of the Black Venus» et «White Christmas» ainsi que «Nalo ikhwezi alinyulu», ruban sur toile de Nicholas Hlobo font également parti de l’exposition.

Nicholas Hlobo « Nalo ikhwezi alinyulu », 2015. Ruban sur toile
©Nicholas Hlobo, courtesy Collection Leridon
Vue de l’installation de l’oeuvre de « Nalo ikhwezi alinyulu», ruban sur toile de Nicholas Hlobo. Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020
©Nicholas Hlobo, courtesy Collection Leridon
Billie Zangewa in front of her work « the Rebirth of the Black Venus ». Astrup Fearnley MLuseet, Oslo – January 2020
Vue de l’installation de l’oeuvre « The Rebirth of the Black Venus » de Billie Zangewa,
Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020
©Billie Zangewa, courtesy Collection Leridon

L’exposition « Alpha Crucis, Contemporary African Art » , imaginée par André Magnin est présentée à l’Astrup Fearnley Museet d’Oslo. Le titre de l’exposition fait référence à l’étoile la plus brillante de la constellation de la Croix du Sud, située dans la Voie lactée. Cette exposition majeure sur l’art contemporain africain présente des œuvres qui illustrent la diversité et l’originalité des artistes vivant et travaillant en Afrique subsaharienne.

Alpha Crucis est le dernier chapitre d’une série d’expositions lancées en 2005 par le directeur Gunnar B. Kvaran qui ont exploré des scènes artistiques dans différents pays et continents. Les expositions ont couvert les États-Unis, le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Europe et maintenant l’Afrique.

Vue de l’installation de l’oeuvre de Rigobert NIMI « Galaxie, ville du futur ». Astrup Fearnley Museet, Oslo – Janvier 2020 ©Rigobert Nimi, courtesy Collection Leridon

Artistes présent dans l’exposition: Seni Awa Camara (1945, Sénégal), Omar Victor Diop (1980, Sénégal), John Goba (1944-2019, Sierra Leone), Kay Hassan (1956, Afrique du Sud), Romuald Hazoumè (1962, Bénin), Nicholas Hlobo (1975, Afrique du Sud), Lebohang Kganye (1990, Afrique du Sud), Houston Maludi (1978, RD Congo), Abu Bakarr Mansaray (1970, Sierra Leone), Senzeni Marasela (1977, Afrique du Sud), JP Mika (1980, RD Congo), Fabrice Monteiro (1972, Belgique), Rigobert Nimi (1965, RD Congo), Wura-Natasha Ogunji (1970, USA), Chéri Samba (1956, RD Congo), Amadou Sanogo (1977, Mali), Billie Zangewa (1973, Sud Afrique).

COMMUNIQUE DE PRESSE A TELECHARGER ICI: HERE.

« Encore un effort » de Freddy Tsimba présentée à l’occasion de la Biennale du Congo, Kinshasa

L’oeuvre monumentale « Encore un effort » de l’artiste Freddy Tsimba exposée à l’occasion de la Biennale du Congo, Kinshasa du 20 Octobre au 21 Novembre 2019.

LPlus de 40 artistes, designers, architectes, historiens de l’art, conservateurs, critiques d’arts des cinq continents ont été invités à proposer un projet dans la ville cosmopolite de Kinshasa.

Vue de l’oeuvre monumentale « Encore un effort » de Freddy Tsimba
présentée à Kin Art Studio pour la Biennale du Congo
©Martin Lukongo, courtesy Collection Leridon

« Encore un effort » est une oeuvre monumentale réalisée en 2011 par Freddy Tsimba, uniquement à partir de couverts: cuillères et fourchettes. Usagés et abandonnés, ils jonchent le sol et sont collectés par des enfants de rues à qui il les rachète. De ces résidus de société, l’artiste créé une oeuvre. La cuillère se fait écho et parle pour tous ceux qui ont faim.

Freddy Tsimba « Encore un effort », 2011 Cuillères, fourchettes et couteaux soudés
©Martin Lukongo, courtesy Collection Leridon

Né à Kinshasa en 1967, Freddy Bienvenu Tsimba est diplômé de l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. Entre autres mérites (dont la médaille d’argent des Jeux de la Francophonie, à Ottawa, au Canada en 2001); il a été gratifié d’un diplôme d’honneur, lors du salon international des arts plastiques, à Béziers. L’artiste a été l’ambassadeur de la RD Congo dans plusieurs festivals à travers le monde.

Freddy Tsimba et son oeuvre « Encore un effort » dans son atelier à Kinshasa,
Quartier de Matonge. Septembre 2019

Dans son quartier de Matonge, il ne s’imagine pas – durant sa tendre jeunesse – qu’en fabriquant des modèles de voitures en fil de fer, il se fraie un avenir radieux dans le monde de la sculpture congolaise. Freddy Tsimba exploite aujourd’hui le bronze, le métal, la terre et le ciment. A travers ses sculptures, il traite des questions essentielles de l’humanité et tente de dénoncer les tragédies engendrées par la guerre et les aspects néfastes de la conjoncture congolaise.

Freddy Tsimba et oeuvre « Encore un effort ». Kinshasa, Quartier de Matonge. Septembre 2019

Le Prix Leridon attribué aux artistes Beya Gille Gacha et Adejoke Tugbiyele.

Le Prix Leridon à été remis le 10 octobre 2019 par Gervanne Leridon à l’occasion de BISO, Biennale Internationale de Sculpture de Ouagadougou.

Gervanne Leridon entourée des membres du Jury de BISO – Biennale internationale de Sculpture de Ouagadougou

Un grand bravo aux deux lauréates: Beya Gille Gacha et Adejoke Tugbiyele !

Créée à l’initiative du photographe burkinabè Léon Nyaba Ouedraogo et du responsable des ventes d’art contemporain de la maison Piasa, Christophe Person, la première édition de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO) se tient du 6 Octobre au 15 novembre 2019.

Née d’une mère camerounaise et d’un père français, Beya Gille Gacha utilise les perles inspirées de la tradition bamileke pour recouvrir ses sculptures. Sa série des ORANTS aborde les thèmes de l’enfance et de la construction de l’être. Dans l’ORANT #5, un enfant brise le sol en béton afin de révéler la terre étouffée et d’y planter trois arbres hautement symboliques et fertiles : un Karité, un Nere et un Bambou. L’artiste a souhaité ainsi rappeler la parole visionnaire de Thomas Sankara, qui instituait de planter un arbre à chaque grande occasion. Brisant le cadre imposé par l’éducation et la société, cet enfant ose prendre sa place au sein de la société et fait naître un nouvel avenir en replaçant les enjeux environnementaux et écologiques au centre des préoccupations.

ORANT #5, 2019 Dimensions variables ©Beya Gille Gacha
Photo d’illustration de l’article: https://www.jeuneafrique.com/840619/culture/burkina-faso-ouagadougou-accueille-la-premiere-biennale-de-la-sculpture-du-continent/?fbclid=IwAR2JztG51YM-IRH016GDBQmvXoMuQrROZs_1sD1bnQeUVZLQz6AE61J0TaU

Née aux Etats-Unis et ayant grandi au Nigeria, Adejoke Tugbiyele est une artiste queer engagée. Ses oeuvres célèbrent la diversité, la sexualité et l’individualité des femmes noires et des minorités, appelant un meilleur équilibre entre les sexes. Les balais traditionnels – associés historiquement aux femmes – sont transformés en lignes et en formes qui célèbrent l’essence, la beauté et la force des femmes. Inspirée par la vision et l’héritage de Thomas Sankara et de son mouvement de libération des femmes, la sculpture intitulée « Ange », suggère la présence d’hommes bi-spirituels et/ou de femmes pleine d’énergie féminine pouvant se présenter comme des anges divins.

Untitled, 2019. DImensions variables ©Adejoke Tugbiyele
(détail) Untitled, 2019. Dimensions variables ©Adejoke Tugbiyele