Du 4 novembre 2025 au 27 janvier 2026, le photographe congolais Nathan Bushiru a participé à la résidence Jeune Photographie Africaine, un programme développé en partenariat entre la Collection Gervanne + Matthias Leridon, la Maison Européenne de la Photographie (MEP) et la Cité Internationale des Arts à Paris. Cette initiative a pour objectif de soutenir et accompagner de jeunes talents africains dans le développement de leurs pratiques artistiques, en leur offrant un accès privilégié aux ressources et réseaux européens.

Nathan Bushiru devant ses oeuvres présentées au Salon des Beaux-Arts de Paris
©Nathan Bushiru

Développement du projet Rudi

Durant sa résidence, Nathan a travaillé sur son projet Rudi : entre recherche et photographie, il propose une lecture critique et contemporaine des archives coloniales de la République Démocratique du Congo. Ce projet vise à permettre à l’artiste de reconstituer des archives visuelles en conférant à des photographies contemporaines l’apparence d’images anciennes, notamment grâce à différents procédés de traitement de l’image. En empruntant l’esthétique des photographies d’archives historiques et en l’appliquant à des images réalisées aujourd’hui, Nathan cherche à repenser et réécrire certains récits de l’histoire de la République démocratique du Congo, tout en questionnant la violence, et parfois l’absence, des archives historiques existantes. Lors de sa présence à Paris, il a pu accéder aux archives des grands musées européens, en France et en Belgique, afin de nourrir son travail et enrichir sa démarche artistique. Cette expérience lui a permis de réfléchir sur l’histoire de son pays, d’affiner sa technique et de renforcer sa singularité en tant qu’artiste.

Nathan Bushiru dans son studio à la cité internationale des arts lors d’une interview.


Restitutions et événements

La résidence de Nathan a été marquée par plusieurs moments forts : il a été l’invité d’honneur du Salon des Beaux-Arts de Paris, devenant le premier artiste d’origine subsaharienne représenté et remportant le prix « Rêverie ». Il a également présenté son travail lors d’une conférence à la MEP, devant un public averti, puis à l’occasion de son open studio à la Cité Internationale des Arts, où les visiteurs ont pu découvrir ses œuvres et échanger directement avec l’artiste.


Parallèlement à ces événements, Nathan a participé à des conférences internationales, notamment à l’Université de Hasselt en Belgique et au Congo Research Network PhD Day 2026 à l’UCLouvain, afin de présenter ses projets dont « The DRC’s Cobalt » ouvrage collectif parut en 2025, mais aussi de partager ses recherches sur la situation historique et contemporaine de la RDC.

Nathan Bushiru à l’université Belge UCLouvain lors de l’événement Congo Research Network PhD Day 2026.


Partenariats et rencontres professionnelles

Au cours de cette résidence, Nathan a pu tisser des liens durables avec des institutions majeures européennes telles que le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac et l’AfricaMuseum de Tervuren, ainsi qu’avec des artistes, curateurs et professionnels du monde de l’art européens. Ces échanges ont enrichi sa pratique, consolidé son réseau et ouvert de nouvelles perspectives pour ses projets futurs.


Fort de ces expériences, Nathan repart de Paris avec une vision enrichie et des outils solides pour poursuivre ses projets à son retour en République Démocratique du Congo. Cette résidence illustre pleinement l’engagement de la Collection Gervanne + Matthias Leridon pour accompagner, soutenir et valoriser les jeunes talents africains, en favorisant la création, la recherche et la diffusion de leurs œuvres à l’international.

Nous suivrons avec attention la suite de son parcours et partagerons ses prochaines étapes artistiques.


La Collection Gervanne + Matthias Leridon adresse ses remerciements à la Maison Européenne de la Photographie et à la Cité Internationale des Arts, ainsi qu’à l’ensemble des institutions et professionnels ayant contribué à la réussite de cette résidence. Nous saluons également l’engagement et la rigueur de Nathan Bushiru, dont le travail et la réflexion ont pleinement incarné l’esprit de ce programme.