Le Prix Leridon attribué aux artistes Beya Gille Gacha et Adejoke Tugbiyele.

Le Prix Leridon à été remis le 10 octobre 2019 par Gervanne Leridon à l’occasion de BISO, Biennale Internationale de Sculpture de Ouagadougou.

Gervanne Leridon entourée des membres du Jury de BISO – Biennale internationale de Sculpture de Ouagadougou

Un grand bravo aux deux lauréates: Beya Gille Gacha et Adejoke Tugbiyele !

Créée à l’initiative du photographe burkinabè Léon Nyaba Ouedraogo et du responsable des ventes d’art contemporain de la maison Piasa, Christophe Person, la première édition de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO) se tient du 6 Octobre au 15 novembre 2019.

Née d’une mère camerounaise et d’un père français, Beya Gille Gacha utilise les perles inspirées de la tradition bamileke pour recouvrir ses sculptures. Sa série des ORANTS aborde les thèmes de l’enfance et de la construction de l’être. Dans l’ORANT #5, un enfant brise le sol en béton afin de révéler la terre étouffée et d’y planter trois arbres hautement symboliques et fertiles : un Karité, un Nere et un Bambou. L’artiste a souhaité ainsi rappeler la parole visionnaire de Thomas Sankara, qui instituait de planter un arbre à chaque grande occasion. Brisant le cadre imposé par l’éducation et la société, cet enfant ose prendre sa place au sein de la société et fait naître un nouvel avenir en replaçant les enjeux environnementaux et écologiques au centre des préoccupations.

ORANT #5, 2019 Dimensions variables ©Beya Gille Gacha
Photo d’illustration de l’article: https://www.jeuneafrique.com/840619/culture/burkina-faso-ouagadougou-accueille-la-premiere-biennale-de-la-sculpture-du-continent/?fbclid=IwAR2JztG51YM-IRH016GDBQmvXoMuQrROZs_1sD1bnQeUVZLQz6AE61J0TaU

Née aux Etats-Unis et ayant grandi au Nigeria, Adejoke Tugbiyele est une artiste queer engagée. Ses oeuvres célèbrent la diversité, la sexualité et l’individualité des femmes noires et des minorités, appelant un meilleur équilibre entre les sexes. Les balais traditionnels – associés historiquement aux femmes – sont transformés en lignes et en formes qui célèbrent l’essence, la beauté et la force des femmes. Inspirée par la vision et l’héritage de Thomas Sankara et de son mouvement de libération des femmes, la sculpture intitulée « Ange », suggère la présence d’hommes bi-spirituels et/ou de femmes pleine d’énergie féminine pouvant se présenter comme des anges divins.

Untitled, 2019. DImensions variables ©Adejoke Tugbiyele
(détail) Untitled, 2019. Dimensions variables ©Adejoke Tugbiyele